Au commencement.

Au commencement.
.


Fascination. Tentation. Hésitation.


.

# Enviado el domingo 05 de octubre de 2008 12:50

Modificado el sábado 11 de octubre de 2008 16:00

Genèse _

Genèse _
....

....Représentez-vous le monde comme un seul espace, fini et délimité, Nous. Si la Réalité était un continent, l'Imaginaire serait un océan. L'homme a parcouru le continent, tracé des frontières, créé des pays. Tous les mystères de la Terre, il les a résolus. Rien ne lui échappe, il est le Maître de son territoire. Alors lorsqu'il eut tout exploré, dominé tous les éléments, il tomba dans la sombre routine. Et il s'éprit de liberté. Des idées de fuite apparurent aux confins de son esprit. Ils apprirent le langage et l'écriture. Il avait trouvé une porte de sortie. La réflexion. Très vite, il a voulu en savoir plus sur cet océan qui bordait son monde, sa vie. Cette mer noire et inexplorée. Il a construit des bateaux solides, et sans un regard en arrière, les hommes se sont lancés dans l'aventure. Parcourir l'irréel et revenir du Pays des rêves. Il a nommé ses navires des Livres en référence à ces objets qui lui permettaient de voyager si facilement. Et Littérature est devenue synonyme de découvertes, d'aventures. L'homme a parcouru l'océan et n'a rien trouvé. Il ne savait ce qu'il allait découvrir et le vide l'y a attendu. Il a voulu renoncer. Mais personne ne s'oppose à la volonté de l'homme. L'expédition est repartie. Les hommes d'équipage ont commencé à imaginer ce qu'ils souhaitaient découvrir sur cet océan de désolation. Le jour d'après, une île s'est dessinée à l'horizon. Les amarres larguées, les hommes sont descendus à terre. Surpris, ils se sont retrouvés confrontés à leurs fantasmes, ce dont ils avaient rêvé en secret s'était matérialisé sur cette mystérieuse île. Déçus et songeurs, les hommes ont repris la mer. Chaque jour, une nouvelle découverte jalonnait leur périple. Atolls, bancs de sables, îles, volcans. Et comme seuls indigènes, leurs songes. De leurs plus terribles cauchemars aux rêves les plus fantastiques, tout devenait réalité tantôt qu'ils y pensaient. Sans le savoir, ils venaient de faire la plus grande découverte de tous les temps : l'Imagination. Cet océan Inconnu était cette métaphore chimérique. Les hommes sont revenus à Terre. Durant la dernière nuit, le sommeil les a abattus un à un. Absence de garde. Lorsqu'ils se sont réveillés le lendemain, le continent était là devant eux entouré de cette étendue paisible d'eau. Qu'y avaient-ils découvert ? Leurs esprits reposés ne parvenaient plus à répondre à leurs questions. De tous leurs souvenirs, il ne restait que des images floues et indéchiffrables. Les liens les reliant toutes s'étaient brisés. Les marins ont accosté, mais jamais ne sont parvenu à raconter leur aventure. Comme le songeur ne parvient à narrer ses rêves qu'il oublie quand il se réveille. Le secret est demeuré intact.
....D'autres voyages se sont succédés, pas un souvenir n'a perduré. L'Océan restait un mystère. Seuls les Rêveurs qui prenaient des notes lors de leur croisière revenaient avec des souvenirs inestimables. Ces carnets de voyage sont devenus Romans. Peu à peu l'odyssée est devenu solitaire. L'Auteur partait sur sa barque, frêle embarcation contre les démons qui pouvaient surgir de son esprit comme des entrailles de la Mer. Il emprisonnait les idées qui lui venaient, vivaient avec elles sur ces îles mirages. Tout il écrivait. Puis il repartait avec son manuscrit, trésor parmi les trésors. Le Sage enseignait, l'Ecrivain noircissait ses livres d'encre, véritable héroïne. Les hommes n'ont cessé de voyager, aujourd'hui encore ils vivent sur ce continent immense qu'ils nomment Réalité. Mais ils n'ont qu'un désir : fuir, partir sur l'Océan de leur imagination. Ces navigateurs sont nommés Auteurs et les chefs d'½uvres ont gardé le nom subtil de Livres. Chaque Ecrivain mène de sa plume experte ses lecteurs sur le chemin de sa vie, sur son incroyable voyage au royaume de l'Impossible. Chaque Lecteur embarque avec son ami l'auteur, prêt à vivre toutes ces aventures avec lui. Puis l'Auteur redépose le nouveau Rêveur sur la berge. Il s'endort avant de repartir à la recherche d'idées nouvelles, de nouveaux monstres à combattre et de belles à sauver, d'amours à décrire et de vies à tisser. L'Ecrivain se laisse sans cesse entraîner dans les méandres de cette Mer déchaînée. Il en oublierait presque de revenir pour partager ses songes. Sans le savoir, ou de pleine conscience, il prend son Lecteur par la main. Plus jamais l'un n'est seul. Les rêves prennent corps et âmes, revêtent prénom et caractère. Personnages deviennent amis. Ce délicieux mariage de l'Imagination de l'auteur et de son lecteur. Ces voyages entrecroisés. Et c'est pour cela, qu'aujourd'hui en ouvrant un Livre, chacun sent cette odeur de sel et cet appel du large. Maintenant imagine-toi poussant la porte séparant la Terre de l'Océan, entre la Réalité et l'Imaginaire. Tes ancêtres lui ont confié le nom secret de Littérature.

Bienvenue dans cet univers que tu nommes Toi.


Eryn*_#


.

# Enviado el sábado 11 de octubre de 2008 18:27

Modificado el martes 14 de octubre de 2008 16:23

.

Suite prochainement ... =)

.
[ Añadir un comentario ] [ Ningún comentario ]

# Enviado el martes 11 de noviembre de 2008 16:24

Métroplitaine _

Métroplitaine _
...





...Il y a ces regards que l'on croise au détour d'un chemin, ces regards si envoûtants que les oublier devient impossible, même les quitter semble improbable. Ellana erre dans les allées surpeuplées du bus. Le dernier bus, et elle a failli le rater. Elle trouve enfin une place assise, la dernière peut-être. Tant pis pour les autres et les personnes âgées. Elle ne prête pas attention à la jeune fille qui lui fait face. Ellana se noie dans l'océan de ses pensées, elle a encore dû fuir. Fuir et courir, monter dans l'autocar comme une ultime échappatoire. Elle est lassée de cette fuite continuelle. Elle ne sait pas où elle va, elle ne sait plus où aller. Elle devrait sans doute rentrer chez elle, mais l'envie lui manque. L'envie de tout quitter de partir à la découverte de l'inconnu la prend soudainement. Combien de fois en a-t-elle rêvé ? Elle n'a jamais eu le courage de s'enfuir réellement. Mais aujourd'hui le poids de son déguisement permanent est insupportable. Il brise ses épaules trop frêles. Ellana s'échappe de cette réalité qui la blesse, par la voie de la musique. Elle remet en marche son casque déjà en place sur ses oreilles. Malgré la mélodie assourdissante délivrée par l'appareil, un sanglot étouffé lui parvient. Elle émerge du flot de ses pensées parmi lesquelles elle nageait. Elle fixe à présent la jeune femme assise en vis-à-vis. Le regard perdu dans la nuit qui règne à l'extérieur, cette dernière pleure en silence.
Ellana profite qu'elle ne la regarde pas pour la détailler. Le port délicat des épaules des personnes bien éduquées, les jambes croisées de celles que rien ne dérange. Une cascade de boucles blondes tombe en courbes graciles sur ses épaules finement dessinées. L'obscurité ambiante empêche Ellana de discerner les contours de son visage avec précision. L'inconnue porte une robe à volant rouge, le rouge provocant qui révèle une irrésistible envie de plaire et de séduire. Ses escarpins noirs griffés achèvent avec charme le portrait de la jeune bourgeoise. Elle respire l'argent. Cet argent que les parents dépensent sans compter pour se faire pardonner de leur absence et de leur amour trop discret. Cet argent qui ne fait pas le bonheur. Ellana, elle, n'a jamais rien eu. Cette injustice enflamme son c½ur écorché. Son père parti trop tôt, sa mère assoiffée d'hommes et d'alcool, sa s½ur enfermée dans l'anorexie, le loyer souvent dur à payer, la solitude comme seule compagne fidèle, les moqueries des autres, l'incompréhension du monde. Ce tout qui a forgé son caractère. Tout ce qu'elle possède, elle l'a obtenu à la force de ses mains, à la sueur de son front. De son enfance bafouée et trop vite écartée, elle n'a jamais tenu compte. Et la vie lui a appris à détester ces filles à qui tout sourit, ces filles gâtées par le destin.
...Il y des a des contes qui perdurent au travers des âges. Ceux qu'on raconte aux enfants pour les aider à trouver le sommeil. On leur dit qu'au-dessus de chaque berceau, se penche une fée. Et cette fée fait don à l'enfant nouveau-né de précieux cadeaux. Mais on cache à nos jeunes candides que ces fées sont injustes et souvent incapables de réussir leur mission. On leur ment en leur contant qu'elles offrent le bonheur au travers de leurs présents. L'argent, l'intelligence, la beauté, la sagesse, parfois la gentillesse, elle donneraient. Mais rares sont celles qui sont en mesure de distribuer la joie de vivre. L'amour, elles le gardent jalousement. Ellana dont les beaux jours de son enfance ont été bercés par ses contes désuets, pense que sa fée à elle n'était qu'une sombre idiote, imbibée du parfum de sa mère. Et cette pauvre fille a oublié de lui remettre ce qui lui revenait de droit.
...Il ne fait pas froid en cette fin du mois de mai, pourtant la belle étrangère frissonne. Sa bonne étoile n'était pas une incompétente, elle, songe Ellana. Elle s'évade à nouveau parmi les notes diffuses de sa musique lancinante. Elle ne peut s'empêcher cependant de retracer les traits du visage qui vient de se révéler à elle. Ellana ne parvient qu'à retenir la beauté mystérieuse de cette poupée de porcelaine. Ses pommettes joliment dessinées, ses lèvres pulpeuses, son nez aquilin, son front discret et son cou bien droit. Ellana est nettement plus critique envers son propre visage. Elle voudrait changer ses lèvres trop charnues, son nez un peu tordu, son cou trop court, ses pommettes inexistantes et son front trop large. Ce n'est pas juste ! Les fées donnent tout à une et rien aux autres. Quel monde partial s'offusque silencieusement Ellana. Elle que trop de défauts enlaidissent, idéalise cette jolie inconnue qui semble si parfaite. Alors quel est ce sentiment de détresse qu'Ellana découvre au fond de ses yeux, ce même sentiment qui hante ses nuits ? Une douleur profonde et si facile à dissimuler les réunit, elles que tout oppose. Ellana détourne le regard. L'océan de chocolat qu'elle trouve dans les yeux de l'étrangère la dérange. Qui est cette fille ? Que fait-elle dans ce bus ? Pourquoi pleurait-elle ? Ellana secoue pensivement la tête comme pour chasser de son esprit toutes ces questions qui ne la concernent pas. La musique envahit à nouveau son cerveau d'une vague, une seule. Elle se laisse emporter par la mélopée de sa mélancolie. Elle souhaite surtout oublier. Oublier que sa fée l'a abandonnée depuis longtemps déjà.




Soyez Indulgent, Mon Style Est Nouveau-Né
Ceci N'est Qu'Une Mise En Bouche A l'Apocalyspe
Je Suis Toujours Là Ou Vous Ne M'attendrez Pas



Amicalement
Eryn*_#
[ Añadir un comentario ] [ Ningún comentario ]

# Enviado el miércoles 12 de noviembre de 2008 07:33

Modificado el domingo 21 de diciembre de 2008 14:42

Métroplitaine (Part II) _

Métroplitaine (Part II) _
...






...Bien qu'elle ait tourné la tête, Ellana continue de sentir le regard de l'étrangère sur sa peau, incandescent. Elle rougit de l'image qu'elle offre à cette personne dont elle ignore jusqu'au nom, ses chaussures mal lacées, son jean usé, sa chemise chiffonnée et sa veste noire et velours terne, sa démarche d'adolescente blessée par la vie. L'inconnue la dévisage et le malaise de la jeune fille augmente encore. Malgré le manque de délicatesse de ses traits, les yeux marron de l'étrangère ne quittent pas le visage d'Ellana. Pas une fois, elle ne détourne le regard, ce regard où Ellana capte des vagues de tendresse et de chaleur. Elle essuie une larme qui perlait à la commissure de ses paupières. Son geste empreint de maladresse tire un sourire à la belle bourgeoise. Je t'en prie ne me regarde pas, je me sens si mal, si hideuse. Je t'en supplie ne me donne pas cet espoir.
...La jeune fille qui lui fait face replonge dans l'univers dessiné par la musique de son casque audio, fixé sur ses oreilles. Elle semble si jeune, si pure, à peine sortie du monde enchanté de l'enfance. Pourtant elle dégage le même parfum de désespoir qui embaume ses journées. Elle jetterait toute sa fortune par la fenêtre si elle pouvait récupérer ne serait-ce qu'un brin de la candeur qui brille dans les yeux glacés de son vis-à-vis. Elle abandonnerait son père riche mais fantomatique, sa mère rendue odieuse par le luxe et les amants, son frère qui a profité de la première opportunité pour s'enfuir en la laissant pour compte, son appartement si grand où elle se sent si seule parfois, les regards envieux sur son passage et les remarques acerbes des jalouses, l'incompréhension du monde surtout. Sa vie, elle la hait. Elle ne cherche plus que l'oubli. La fée qui s'est jadis penchée au dessus de ses couvertures trop chères s'est trompée. Elle a dû recevoir beaucoup pour lui donner beauté superflue et intelligence inutile. Cette crétine bien payée a confondu goût des beaux jours et aisance matérielle. Elle a surtout repris le pouvoir d'aimer. Les fées que l'on nous attribue font remplissent bien mal leur mission, mais personne ne peut se plaindre. Il n'existe pas de retour à l'expéditeur.
...Les questions et les doutes rejaillissent dès qu'elle quitte les yeux océan de l'adolescente. D'ailleurs que fait-elle dans ce bus ? Pourquoi songe-t-elle tant à fuir ce monde qui n'est pas le sien, à quitter cette vie qu'elle n'arrive pas à maîtriser. Les souvenirs reviennent. Elle l'a attendu tout l'après-midi. Et il n'est jamais arrivé. Sa joie a disparu au fil des heures qui s'écoulaient impartiales. Il l'avait déjà oublié, elle avait dû se résoudre à cette triste conclusion. Les hommes sont comme nos fées, ils font de nombreux présents, mais ne brillent pas par leur présence à nos côtés. Est-ce qu'un jour, son chemin cessera de se répéter et baignera enfin dans la lumière. Elle lui avait fait confiance, elle avait commis une nouvelle erreur. Mais quand ce jeu prendra-t-il fin ? Je suis lasse de courir et d'espérer. La jeune fille assise face à elle sort de sa léthargie. Les arrêts se sont succédé, ni l'une ni l'autre n'est descendue. Ellana secoue ses mèches brunes coupées court, trop court. Elle ne peut même pas se cacher derrière sa chevelure pour soustraire son visage imparfait aux yeux de l'inconnue. Soudain, leurs regards se croisent, s'accrochent, ne se quittent plus. Une petite fille de glace plonge dans un lac de cacao tandis qu'une nymphe de chocolat glisse dans un bain d'eau gelée. Tout semble disparaître.
...Qui est-elle pour s'intéresser comme moi ainsi ? songe Ellena. Elle est si belle, si riche, si... Parfaite. Pourquoi l'attention d'une telle fille serait-elle attiré par une gosse comme moi, sans aucun intérêt et nettement plus jeune qu'elle ? C'est impossible, inconcevable. Ce trop plein d'émotions humidifie les joues de l'adolescente. Jamais un ange ne prend soin d'une gamine que la vie a brisée peu à peu. Jamais cette dame ne s'occupera de l'oisillon tombé du nid. Ses contradictions resurgissent, ces différences qu'elle a toujours souhaité dissimuler au plus profond d'elle-même. Mais qu'est-ce que j'y peux si je ne rentre pas dans votre modèle ? Je suis anti-conformiste et je n'ai pas choisi de l'être. La faute revient à cette idiote de fée incompétente. Ellana éclate en sanglots sous les yeux de l'étrangère. J'ai si mal et personne n'est là pour combler le manque. Elle ne la reverra sûrement jamais, alors pourquoi s'attacher, si vite et avec tant de force ? Je n'en peux plus, je me meurs sous vos regards aveugles. Soudain Ellana sent une main fraîche sur sa pommette rougie par les pleurs. Elle relève la tête doucement et rencontre son sourire. L'inconnue arbore le plus chaleureux et le plus indulgent qu'il lui ait été donné de voir. Elle essuie avec délicatesse et timidité les larmes qui ont coulé sur son visage, sur ses lèvres. Chacun de ses gestes est empreint d'une gentillesse exquise et d'un respect non feint. Ellana sent sa peau tirailler lorsqu'elle tente également l'exercice, essayant d'offrir une esquisse de sourire en retour. Elle pose sa main sur celle étrangère, la sert si fort. Ses larmes ne se tarissent pas, mais, dans le flot, le soulagement transparaît. La voix s'élève alors. À l'image de sa propriétaire, elle est fine et posée.
...« Bonjour, chère enfant. Mon nom est Marie. Peu importe qui je suis, et peu importe qui tu es. J'ai enfin trouvé ce que je cherche depuis si longtemps. Et je ne compte pas laisser passer cette chance qui se présente à moi. Jamais je ne veux perdre ce que je viens d'acquérir. En toi, j'ai découvert ce qu'il me manquait.
- Ne lâche jamais ma main, s'il te plait.
- Je n'ai pas l'intention de te quitter, ni maintenant, ni demain.
- Promets-le alors. »
Un regard échangé et un accord conclu. Cet arc-en-ciel sous le rideau de tes larmes.
...Ellana sent cette odeur d'interdit mêlée d'inconnu. Découvrir ces plaines vierges avec toi. Grandir sous tes doigts et te donner tout ce que je n'ai jamais pu offrir. Marie goûte cet arôme de liberté marié à celui de la nouveauté. Tout quitter pour m'envoler avec toi. Te gâter de cet or et de cette éducation dont je ne veux plus et recevoir ton admiration marquée d'amour. Elles veulent découvrir ce monde qu'on leur a caché, ce territoire où chaque jour démarre par un sourire et se clôt sur un baiser. Où chaque seconde rime avec bonheur. Cet univers rempli d'émotions et de sensations étourdissantes, il n'est pas prédit que tout sera à jamais facile, mais les difficultés sont moins dures à affronter avec une autre main dans la sienne. Si les fées tracent notre destin, elles font des erreurs. Parfois la rancune dépasse tout autre sentiment. Mais leurs offrandes sont à la hauteur de nos errances. Sur l'horloge de l'éternité, il faut connaître la patience. Nos rencontres sont une poignée de main entre nos fées. Attendons seulement qu'elles soient réunies.

Le Début De La Fin
Mon Prochain Texte Sera Différent,
Je Ne Suis Toujours Pas Celle Que Vous Connaissez



Passionement
Eryn*_#
[ Añadir un comentario ] [ Ningún comentario ]

# Enviado el domingo 16 de noviembre de 2008 13:53

Modificado el domingo 21 de diciembre de 2008 14:41

No More Sorrow _

No More Sorrow _
....





....La connaissez-vous seulement ? Car vous et moi savons que nous refusons de voir certaines choses, nous n'acceptons pas toujours la réalité. Nous nous déguisons pour y échapper. Pourtant, cette ombre est là, collée à notre peau. Je veux vous parler de ma plus grande peur, et de mon réconfort. De ce cauchemar, qui me hante. Je vais vous présenter celle que vous ne connaissez pas.

....Elle, c'est mon reflet, ma déformation dans l'alcool. Ma Némésis. Elle représente à elle seule ma meilleure amie et ma pire ennemie. Nos rapports ne sont que conflictuels car nous ne nous comprenons pas. Nous sommes trop différentes dans nos ressemblances. Nous sommes les deux faces d'une pièce. Une pile, l'autre face, cependant éléments d'un même objet. Je l'aime et la déteste plus que tout autre chose. Car savez-vous, l'amour et la haine ne sont pas si éloignés que l'on veut bien le croire. Ils sont les deux extrêmes d'un même sentiment : la passion. Leur opposé est l'indifférence. L'amour s'attache à la haine car il le suit et la précède. Ils sont deux fils d'un même père et se mélangent dans nos actes et nos paroles.

....Elle, c'est cette idéologie de la perfection, sans preuve et subjective. Je l'envie tant que j'en suis maladivement jalouse. Comment être jalouse de quelqu'un à qui l'on souhaite le bonheur ? Mais quand je m'arrête, elle progresse. Tandis que je régresse, elle ne fait que se reposer. Je l'attends et elle me dépasse. Elle ne s'excusera pas. Et je lui en voudrais jusqu'à oublier et lui pardonner. Nous cheminons ensemble, jamais à la même vitesse cependant. C'est à celle qui courra le plus vite. Mais l'important n'est pas de marcher vite, mais de partir d'un même accord. D'être l'enchaînement d'un seul mouvement. L'une la cause, l'autre la conséquence.

....Elle possède cette innocence qui n'est plus mienne depuis ce jour maudit. Et elle rit de moi d'être aussi naïve. Elle ne connaît pas cette douleur, elle y est étrangère. Elle est ce baume sur mes blessures. Cet onguent acide qui brûle la peau. Rien n'entache sa pureté, elle demeure celle que j'ai été il y a longtemps. Je ne peux m'empêcher de regretter son innocence que j'ai souillée de mon sang et de mes larmes. Elle, jamais elle ne pleure. Elle ne s'attache pas aux gens, elle leur accorde sa confiance, mais s'en méfie. Elle sait que c'est une erreur de se confier, car un jour où l'autre, nous serons trahis.

....Elle, c'est un peu de ce qui me représente, en mieux. Plus intelligente, plus belle, plus raisonnable, plus futée, plus maligne, plus discrète. À tel point que j'emploierai le mot parfaite sans doute. Mes défauts, elle les change en qualité. Elle est timide avec respect, extravertie par politesse, pessimiste de société, gourmande délicate. Elle est celle que les gens attendent et gardent à leur côté. Elle, ce courant d'air, qui gifle le visage l'hiver et adoucit l'air l'été. Cette révolution des saisons la laisse indifférente. Elle est toujours fidèle à elle-même. Elle me dégoûterait presque, moi qu'un rien bouleverse, qui n'a pas confiance en l'avenir, porte trop de regrets et de remords. Sans histoire, elle n'a pas de passé, ni de futur. Pourtant, dans mille ans, elle sera encore là, éternelle parmi les mortelles. Elle sait où ses pas la conduise, elle dessine son chemin.

....En vérité, elle, c'est moi. Cette autre moi. Cette deuxième âme qui habite mon corps, qui partage mon quotidien. Jamais je ne suis entière car elle est présente dans chacun de mes gestes. Elle imprègne mes pensées. Pour autant, elle n'est pas totalement moi. Elle est cette facette de mon caractère qui s'oppose à ma personnalité. Elle est mon plus beau contraire sans jamais être autre que moi. Comprenez-vous ? C'est elle qui écrit et qui se passionne de lecture. Elle vit de romans et de désir. Elle est mon opposée. Chaque décision est victoire de l'une ou de l'autre. C'est elle contre moi. Personne ne pourrait prétendre me connaître sans même avoir conscience de son existence. Seule moi la connaît véritablement. Dans ses moindres replis. De même pour elle. Elle connaît mes plus grandes faiblesses et mes blessures les plus douloureuses. Elle vient me trouver dans mon sommeil et dans mes erreurs.

....Jamais elle ne dira Je t'Aime. Car elle ne s'engagerait pas. Elle est indépendante et demeure mon idéal. Elle prévoit l'impact de ses paroles et les prononce avec soin. Chacun de ses choix est le fruit d'une mure réflexion. Pourtant jamais elle n'endosse la responsabilité. Car si elle agit, c'est moi qui lui permets. Quand bien même je ne la contrôlerais pas. Elle est mes rêves et mes soupirs. Cette femme plus mûre qui m'aide. Car si elle me détruit, je suis indispensable à sa réalité. Sans moi elle n'est rien. Car elle est élément du flux qui m'anime, de ce fleuve de lave qui circule dans mes veines à chaque instant. Elle fait partie de moi dans les mêmes proportions que je suis tout ce qu'elle est. Elle, c'est moi en vraie passionnée.

....Je suis venue vous la présenter, dévoiler cette fraction de mon âme que vous ne connaîtrez jamais. Mais n'ayez crainte, vous aussi abritez dans votre esprit votre double maudit. Mais n'ayez pas confiance en quelqu'un que vous ne voyez pas. N'oubliez jamais que toutes personnes est une infinité, une multiplication. Le kaléidoscope du Moi. S'il vous plait, veuillez accueillir dans votre univers, toutes nos possibilités.


Cette Elle, en vérité, c'est ma Mélancolie.



Inopinément
Eryn*_#

# Enviado el domingo 21 de diciembre de 2008 15:04

Pour Un Être De Chair Et De Sang _.

.






Peu importe ce que tu penses, peu m'importe qui tu es
Tu es Toi et c'est la meilleure chose qui soit
Je ne t'Aime pas pour celle que tu pourrais être, ni pour celle que tu as été
Je t'Aime Toi intemporelle dans sa robe de dentelle
Peu importe que les gens crient, peu m'importe que tu les insultent
Tu es Toi et tes émotions sont de cristal
Je ne t'Aime pas pour celle que tu deviendras, ni pour celle que je voie
Je t'Aime Toi illusion dans ton corps de chiffon
Peu importe la distance, peu m'importe ces diiférences
Tu es Toi et tu te débats pour rester dans l'éternité
Je ne t'Aime pas pour celle qu'on connait, pas pour celle en qui on croit
Je t'Aime Toi être enchantée dans ta prison de papier







Certes, Je ne publie pas Souvent
Croyez-le ou Non,
Eryn s'évade, mon Inspiration s'échappe
J'ai ce Mal qui me colle à la Peau.



Assurément
Eryn*_#








.
Pour Un Être De Chair Et De Sang _.
[ Añadir un comentario ] [ Ningún comentario ]

# Enviado el jueves 15 de enero de 2009 16:03

Modificado el lunes 19 de enero de 2009 14:58